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    La désacralisation et la reconstruction patrimoniale de la mémoire : aspects économiques, culturels et politiques

    11:58 le vendredi 26 septembre 2008 | 1 341 affichages | par Niquet Olivier [profil complet]

    Se déroule les 25 et 26 septembre 2008 la 4e rencontre internationale des jeunes chercheurs en patrimoine, à l’Université du Québec à Montréal. Nous publierons quelques comptes rendus des ateliers qui se tiennent dans le cadre de cet événement.

    Atelier : La désacralisation et la reconstruction patrimoniale de la mémoire : aspects économiques, culturels et politiques.

    La séance présidée par Pierre Lucier de la Chaire Fernand-Dumont sur la culture de l’INRS, et donne la parole à Josée Laplace de l’UQAM, à Marie-Pierre Besnard de l’Université Caen, et à Salima Naji, de l’École des hautes études en sciences sociales à Paris.

    Josée Laplace est venue présenter les résultats de sa recherche sur la consécration et l’exécration du patrimoine religieux, selon le point de vue de la toponymie des paroisses québécoises.

    Les “Saints” occupent une grande place dans la toponymie au Québec. Mme Laplace s’est penchée sur le cas de la Fête de Saint-Roch qui s’inspire de la vie de Saint-Roch et de sa relation particulière avec la race canine.

    “Devant le peu de résonance que l’évocation du calendrier des martyrs suscite aujourd’hui, comment interpréter certaines expériences de “restauration” d’un saint patron dans l’imaginaire d’une paroisse, tel saint Rpch dans la paroisse du même nom à Québec ?”

    L’idée est au départ de travailler à la revitalisation du quartier, et plus particulièrement de préserver le patrimoine religieux. C’est que le quartier Saint-Roch était jusqu’à tout récemment en marge du paysage urbain de la ville de Québec.

    Il y a réinterprétation du mythe fondateur. La toponymie est une modalité du marquage dans l’espace et le nom du lieu est toujours un enjeu puisqu’il représente des questions souvent conflictuelles.

    Pour ce qui est du contexte montréalais, vers 1945, Montréal compte 120 paroisses. La toponymie est souvent liée au nom d’un curé ou d’un évêque, un donateur, une famille géographique, etc. Si le choix des noms peut parfois sembler plutôt anecdotique, une lecture plus approfondie permet de situer ces choix dans leurs contextes social et politique.

    L’évolution urbaine et le désintérêt envers la religion agit sur le nombre de paroissiens, et des églises ferment, des paroisses fusionnent. Le quartier Saint-Henri par exemple, se retrouve avec des paroisses sans églises ou des églises sans paroisses. Certaines églises changent de “Saints” selon le retrait des “Saints” du calendrier des martyrs.

    Si à Québec, Saint-Roch s’inscrit dans le temps, à Montréal, le continuum, église, paroisse, quartier est bouleversé.

    Fouiller l’histoire de la toponymie des paroisses relève une foule d’anecdotes historiques sur les quartiers de la ville.

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